Actualité

Nous n'avançons qu'à la vitesse du membre le plus lent de l'équipe

Bear Grylls · Substack · 01 février 2026

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Contexte

Publication sur Substack par Bear Grylls, il raconte une expérience vécue en expédition pour illustrer que la vitesse d'une équipe dépend du membre le plus lent et que le moral est un carburant essentiel. Il en tire des conseils de leadership centrés sur le soin apporté aux personnes pour maximiser les chances de réussite d'une mission.


Il y a quelques années, lors d'une expédition, nous avions un jeune membre de l'équipe qui peinait. Rien de dramatique. Pas de blessure. Juste froid, fatigué, silencieux. Il prenait un peu de retard à chaque pas.

Dans des moments comme celui-là, l'instinct est de pousser : « Allez. Trouve des ressources. Continue d'avancer. »

Mais la nature sauvage vous l'apprend vite : si une personne craque, toute l'équipe craque.

En montagne, quand quelqu'un ne peut plus continuer, ce n'est plus un problème de vitesse. C'est une opération de secours. Et un sauvetage a un coût humain.

Deux ou trois des plus forts doivent faire demi-tour. Les sacs sont partagés. Les plans changent. La mission marque le pas. Parfois, elle s'arrête là.

Alors nous nous sommes arrêtés. Nous avons allumé un petit feu. Partagé de la nourriture. Laissé tout le monde respirer. Rions un peu. Écouté.

Dix minutes. Cette pause a probablement sauvé la situation. Parce que le moral est du carburant.

Je l'ai vu maintes fois. En montagne. Dans les affaires. À la maison, en famille.

Le leadership n'est pas crier des ordres depuis l'avant. C'est créer les conditions pour que les autres puissent continuer : chaleur, confiance, se sentir vu, se sentir utile. Des choses simples. Puissantes. Et c'est la même chose dans la vie quotidienne.

Dans une équipe, quand une personne s'épuise, les autres doivent compenser. Dans une entreprise, quand le moral baisse, le progrès ralentit pour tous. Dans une famille, quand quelqu'un peine, toute la maison le sent. Nous sommes plus connectés que nous le croyons.

Quelques habitudes qui m'ont aidé au fil des ans :

  • Écouter avant de diriger
  • Donner le ton, surtout les jours difficiles
  • Prendre soin de la personne la plus lente du groupe
  • Valoriser l'effort, pas l'ego
  • Redresser le moral tôt, pas quand il est déjà brisé

La force compte. La compétence compte. Mais les personnes tiennent plus longtemps quand elles se sentent soutenues. Prenez soin de votre équipe d'abord. C'est ce qui donne à toute mission la meilleure chance de succès.