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Tempêtes, bateaux et prières

Bear Grylls · Substack · 04 février 2026

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Contexte

Publié sur Substack par Bear Grylls, ce texte est une réflexion personnelle tirée d’un passage de son livre Soul Fuel. Il aborde la façon dont les tempêtes de la vie peuvent être affrontées par le courage, la présence de Jésus et la prière.


Le dernier petit passage que j’ai partagé tiré de mon livre Soul Fuel a semblé toucher beaucoup d’entre vous. Alors aujourd’hui j’ai feuilleté les pages en cherchant quelque chose d’utile, quelque chose qui puisse rencontrer quelqu’un exactement là où il se trouve aujourd’hui.

Parce qu’il faut être honnête : souvent la plupart d’entre nous ne lisent pas pour s’inspirer quand la vie est facile. Et elle l’est rarement ! Alors je suis allé chercher un texte qui puisse stabiliser un peu le bateau.

Tempêtes, bateaux et prières

Les tempêtes, les bateaux et les prières sont faits les uns pour les autres.

Souvenez‑vous des disciples quand ils étaient sur l’eau avec Jésus ? Ils « ramaient avec force, parce que le vent leur était contraire » (Marc 6:48 AMP). Ils étaient « secoués et terrifiés » (v. 50 AMP). Et puis Jésus est apparu et a parlé à la tempête.

Jésus ne répond pas toujours à nos tempêtes personnelles de la même manière. Parfois Jésus les calme, comme il l’a fait pour les disciples. Parfois il laisse le vent et les vagues continuer à faire rage pendant qu’il nous calme à la place. C’est une vérité que j’ai apprise à la dure. Quand la vie commence à présenter une série de défis, on n’a aucune idée si ce sera fini en un éclair ou si nous devrons nous accrocher sur le long terme. Mais dans les deux cas, les instructions que Jésus a données à ses disciples restent vraies :

« Prenez courage ! » a‑t‑Il dit. « C’est moi (Je suis) ! Ne soyez pas effrayés » (Marc 6:50 AMP).

Quand nous trouvons et manifestons du courage, nous obéissons aux commandements de Jésus. Nous vivons comme la vie est censée être vécue, et il ne nous laissera jamais sombrer.

J’ai ressenti une peur terrible dans ma vie plus de fois que je ne peux compter. Nous l’avons tous ressentie. En mer comme les disciples, mais aussi sur des montagnes, dans des déserts, dans des chambres d’hôpital, dans des moments difficiles à la maison. Et cette histoire de Marc revient toujours en tête.

Les disciples qui rament de toutes leurs forces. Le vent contre eux. Aucun progrès. Épuisés. Effrayés. Nous connaissons tous cette sensation, n’est‑ce pas ? Ramer fort dans la vie et d’une manière ou d’une autre n’avancer nulle part. Travailler. Essayer. Pousser. Et pourtant le vent continue à nous repousser.

C’est drôle. Nous pensons souvent que la foi signifie de l’eau calme. Mais la Bible ne promet jamais des mers tranquilles. Elle promet la présence. C’est différent.

Parfois Jésus calme la tempête. Parfois il ne le fait pas. Parfois la tempête extérieure fait toujours rage… mais quelque chose en nous se stabilise. Et honnêtement, ce deuxième miracle est peut‑être le plus grand. Parce que n’importe qui peut être brave quand la mer est plate.

C’est cette fameuse réplique de Mike Tyson : « Tout le monde a un plan jusqu’à ce qu’il prenne un coup de poing dans la bouche. »

Nous avons souvent l’impression de savoir exactement où nous allons quand le sentier est clément. Mais le vrai courage, c’est d’apprendre à tenir bon quand il ne l’est pas.

Je l’ai vu souvent en expédition. La tempête frappe et tout le monde cherche la personne la plus forte. La plus expérimentée. Le « leader ». Mais le leadership là‑bas n’a rien à voir avec avoir la voix la plus forte ou même le plan parfait. Il s’agit de calme. De mouvements lents. De paroles douces. « Hé, ça va. Un pas à la fois. Restez ensemble. » Le courage se transmet discrètement. La peur aussi. Nous choisissons lequel nous transmettons.

Et c’est ce que j’aime dans les paroles de Jésus : Prenez courage. N’ayez pas peur. Pas une suggestion. Un commandement. Presque comme s’il disait : Voilà comment vous êtes censés vivre. Voilà qui vous êtes déjà.

Le courage n’est pas faire comme si la tempête n’existait pas. C’est tenir le navire stable malgré tout. C’est aider la personne à côté de vous à resserrer son gilet de sauvetage. C’est partager la dernière gourde d’eau douce. C’est dire une prière pour demander la direction quand c’est votre dernière option. C’est choisir la foi plutôt que la panique, une petite décision à la fois.

Au fil des années, nous avons appris cela à la dure : les tempêtes ne sont pas des interruptions de la vie. Elles sont la vie. Elles nous façonnent. Elles émoussent l’ego. Elles nous rappellent que nous avons besoin les uns des autres. Elles nous apprennent à prier. Et surtout, elles nous apprennent que nous ne ramons jamais vraiment seuls.

Voilà ce que nous oublions. Les disciples pensaient être abandonnés. Mais Jésus marchait déjà vers eux à travers les vagues. J’aime cette image. Il n’attendait pas sur le rivage. Il n’ordonnait pas à distance. Là, au milieu du désordre, les pieds sur l’eau, il s’approchait.

Et c’est ainsi que cela nous apparaît aussi, si nous le cherchons : la force qui arrive discrètement. La paix qui se présente de manière inattendue. Un ami qui appelle au bon moment. Trouver un peu plus de courage que ce que nous pensions avoir.

Nous ne sommes pas toujours secourus de la tempête. Mais nous recevrons toujours suffisamment de force pour continuer à la traverser. Et c’est le plus grand cadeau.

Alors si vous ramez en ce moment… fatigué, poussant contre le vent, vous demandant pourquoi c’est si dur… Vous n’échouez pas. Vous êtes humain. Continuez à ramer. Restez bienveillant. Aidez la personne à côté de vous. Dites la petite prière. Et prenez courage. Parce que la présence de Dieu dans le bateau compte bien plus que la taille des vagues autour.

Nous sommes plus forts que nous le pensons. Et nous ne sommes jamais seuls là‑dehors.

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